International : le Tchad courtisé par la France.

Publié le 27 Jan 2022 par SINOTABLES

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La Délégation de l’Union européenne et quelques missions diplomatiques occidentales (France, Allemagne, Espagne, Pays-Bas, Canada, États-Unis, Royaume-Uni, Suisse) prennent position par rapport aux événements du 24 juin à Abéché au Tchad.

Le 24 janvier, une partie de la population hostile à l’intronisation d’un nouveau chef de canton Bani Halba s’est fait réprimer violemment par les forces de défense et de sécurité. Il en est résulté cinq morts selon les officiels.

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Comme conséquence de cette répression policière le chef d’état-major de l’armée française, le général d’armée Thierry Burkhard, a effectué ce 27 janvier une visite de travail à N’Djamena. Il s’y est entretenu avec son homologue tchadien, le général de corps d’armée Abakar Abdelkerim Daoud.

« Les deux officiers ont fait le point sur les opérations avec Barkhane et ont évoqué « un partenariat fiable et solide pour lutter contre le terrorisme dans la sous-région » », rapport notre confrère alwihdainfo.com.

« Un partenariat fiable et solide pour lutter contre le terrorisme dans la sous-région. » Il s’agit d’un message clair au Tchad : nous sommes en difficultés au Sahel et vous devez nous soutenir contre ces dirigeants militaires et les populations hostiles au Mali, en Guinée et au Burkina.

Dans les tous prochains jours, il ne sera pas surprenant d’assister à une mobilisation diplomatique du président dans les principaux pays de la bande sahélo-saharienne que sont la Mauritanie, le Mali, le Niger et le Burkina-Faso.

Le Tchad est pris, en quelque sorte, dans un engrenage du Front de l’Ouest constitué sous le leadership de la France dans l’objectif de contrer l’arrivée des Russes dans ces pays dont les populations exigent la rupture des privilèges coloniaux avec certains pays dont la France et le Danemark.

Barkhane ou Takuba, les populations et certains dirigeants de la bande sahélo-saharienne sont convaincus que ces déploiements militaires visent autre chose que la lutte contre les djihadistes islamistes. Une décision que ne veulent pas entendre les pays du Front de l’Ouest.

Augustin Roger MOMOKANA