Assassinat d’Éric KOUAGAT : Un mort de trop dans la conscience des autorités administratives et politiques du Ndé.

Publié le 02 Fév 2022 par SINOTABLES

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« C’est avec beaucoup de tristesse que j’ai appris le décès, dans la nuit du samedi 29 janvier à Bangangté, de mon collaborateur Eric KOUAGAT et les images de sa dépouilles qui circulent sur la toile sont effroyables », regrette le maire de la Commune de Bangangté, Eric NIAT.

Cet article a été rédigé par Augustin Roger MOMOKANA pour le compte du journal en ligne Sinotables. Date de la mise en ligne 2 Février 2022.

Le jeune Éric KOUAGAT, technicien en service à la Radio NGANTE FM, média appartenant à la Mairie de Bangangté, a été assassiné dans la nuit du 29 janvier 2022, alors qu’il rentrait chez lui après avoir regardé le match du Cameroun – Gambie dans une buvette de la ville. Cet assassinat est une goutte d’eau de trop dans le vase. En effet, d’autres victimes ont été enregistrées avant lui.

« Eric, d’après son frère ainé, DJENGA Lazare, a reçu sept coups de poignards. Un à la nuque, deux dans le dos, un à l’épaule, un autre sur des côtes arrière… un au bras et un autre sur la poitrine côté gauche. Ses assassins ont emporté son téléphone Androïde », indique une source proche de la famille.

Après leur forfait, les assassins de Eric KOUAGAT « auraient fui à bord d’un véhicule qui a manœuvré sur la rue-arrière, en contrebas du domicile de Eric KOUAGAT au lieu-dit Club 407 ».

Vivre dans la ville de Bangangté ne fait donc plus plaisir. Du coup les habitants qui ont perdu leur sommeil ont désormais les oreilles tendues vers la préfecture, la sous-préfecture, la Mairie, la police et la gendarmerie, la grande élite extérieure et les chefs traditionnels.

Ils sont au courant que des criminels sèment la terreur et la désolation à leur passage. Dans la rue comme dans les domiciles. Ils s’introduisent dans les domiciles, violentent les occupants, violent femmes et filles, arrachent aux propriétaires des biens précieux tels des bijoux, des objets d’apparats et même des engins dont des motos.

S’ils agissent de jour, leur activité prend du galon la nuit. A cause de l’obscurité qui enveloppe la ville une fois la nuit tombée. Sur ce point, le quartier Madja serait passé pour être le Bangoss de Bangangté.

« Nous avons vu ETAPA, un préfet présent partout, ces bandits le redoutaient. Le commissaire SOM MBENDE et le COCOM DINA BELL qui avaient des réseaux d’informateurs permettant d’anticiper et de faire de Bangangté une ville calme », regrette un habitant de la ville qui se souvient de la belle époque sous le préfet ETAPA Franklin.

A la veille du crime, plus précisément le 28 janvier, en tournée de prise de contact dans le groupement Bangangté, le Sous-préfet Evariste ATANGANA ZOA avait appelé les autorités traditionnelles à mettre sur pied les comités de vigilance pour lutter contre la criminalité qui fait son nid dans Bangangté.

Cet appel du Sous-préfet de Bangangté ne devrait pas occulter le fait que la sécurité des hommes et des biens est, avant tout, du ressort des forces du maintien de l’ordre que sont la police et la gendarmerie. Vivement que des mesures soient prises par leurs chefs pour quadriller la ville.

Augustin Roger MOMOKANA