Opinion : « OTS », un cas d’école. (Acte 1)

Publié le 14 Mar 2022 par SINOTABLES

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Je me propose dans une série de réflexion publiée en plusieurs séquences, de mettre en exergue quelques leçons que les partisans du mouvement « On a Trop Souffert » dispensent à travers leur mouvement.

Pour mémoire, le mouvement « OTS » est porté par des enseignants du secondaire qui se plaignent de nombreuses difficultés qu’ils rencontrent régulièrement lorsqu’ils veulent jouir de leurs droits au Cameroun. Depuis le 21 février 2022, ils ont initié une grève dont la stratégie, pour l’heure, échappe aux techniques répressives habituellement utilisées par le Gouvernement pour dresser les grévistes. À cause de sa distincte stratégie, beaucoup d’enseignements, conformes à l’approche par les compétences, y ressortent et méritent que l’on s’y intéresse un tout petit peu.

Pour cette séquence, parlons de la leçon qui s’intitulerait « retour au service public ».

Un regard furtif sur le chapelet des revendications ainsi que les premières mesures apportées par les membres du Gouvernement permet de remarquer deux faits majeurs : l’abandon des tâches relatives au traitement des dossiers des « seigneurs de la craie » par des personnes régulièrement payées pour le faire ; une absence de synergie entre les différents ministères responsables du bien-être des enseignants du secondaire. Il s’agit là d’une situation problème à la suite de laquelle de nombreuses actions sont proposées tant par les membres du Gouvernement et certains de la Société civile que par les enseignants qui soutiennent le mouvement.

La justification de la leçon peut serait formulée ainsi : « Cette leçon permettra au Gouvernement du Cameroun de considérer l’éducation comme un secteur prioritaire et de gérer avec plus d’efficacité désormais, les préoccupations qui concernent les enseignants afin que ces derniers assurent des enseignements de qualité, gage d’un développement durable ». Les séquences didactiques se déroulent de façon dialectique. On y retrouve l’action de la « craie morte » au premier moment, les propositions du Gouvernement pour en finir avec la « craie morte » au deuxième moment, puis, au troisième moment, la nécessité de poursuivre la grève pour une résolution durable des problèmes qui concernent l’enseignant du secondaire.

Ce troisième moment, relayé par des réseaux sociaux, des journaux comme La nouvelle expression et Le jour du 12 mars 2022, renvoie les membres du Gouvernement concernés par la question à la nécessité de réviser et appliquer ce que c’est que le service public. Ce dernier sera efficace si chacun assume toutes ses responsabilités, d’une part, et s’il y a une bonne synergie entre les différents responsables, d’autre part.

Blaise TAGNE