Coulisses du pays : appel à une grève illimitée des enseignants des universités d’État à parti de ce lundi 18 avril.

Publié le 18 Avr 2022 par SINOTABLES

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Selon deux communiqués, l’un du SYNES (Syndicat des enseignants du supérieur) et l’autre du « Collectif des Universitaires Révoltés et Réformateurs », tous signés le 15 avril 2022, les enseignants des universités d’État, tous grades confondus, sont appelé à respecter le mot d’ordre de grève général qui entre en vigueur ce lundi 18 avril.

Le gouvernement n’a pas pu payer comme promis « à échéance en totalité et simultanément pour tous les enseignants, la prime de modernisation de la recherche au titre au titre du premier trimestre 2022 », comme promis par le Ministre d’État, ministre de l’enseignement supérieur le 28 février 2022.

Cette grève est la conséquence de l’échec des négociations avec les autorités de l’enseignement supérieur, le ministre en l’occurrence. Le professeur Jacques FAME NDONGO s’est fondé sur la situation sécuritaire dans le pays pour expliquer l’incapacité pour l’Etat du Cameroun d’opérer les virements promises le 28 mars pour le compte des primes spéciales.

Le non tenu de sa promesse par le ministre de l’Enseignement supérieur aurait produit des effets sur « la santé psychiques des enseignants de l’Université de Douala ». Une situation à l’origine de la réunion extraordinaire le 15 avril 2022 du bureau de la coordination du SYNES.

« (…) le bureau de la coordination SYNES, réuni en session extraordinaire ce 15 avril 2022, demande aux enseignants, tout grade confondu, de cesser toute activité académique à partir du lundi 18 avril 2022 jusqu’au paiement intégral de ladite prime à tous les enseignants de l’université de Douala », indique le communiqué signé du professeur WOGAING FOTSO J., coordonnateur par intérim du SYNES.

Pendant que le SYNES lance son mot d’ordre de grève, s’en mêle le collectif des « Universitaires Révoltés et Réformateurs ». Il formule plusieurs revendications, entre autres, la réforme de la gouvernance universitaire au plan des curricula et des enseignements, de la recherche, de la gestion des infrastructures, de la numérisation, et la mensualisation de la prime de la modernisation de la recherche.

Le collectif regrette se veut à l’avant-garde et en première ligne des combats, ayant constaté que le gouvernement ne prend pas au sérieux les doléances et les mots d’ordre de grève du SYNES.

Augustin Roger MOMOKANA

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