Indépendance : Ces crises qui rendent les pays pauvres otages des institutions internationales ne sont indissolubles.

Publié le 22 Sep 2022 par SINOTABLES

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Les banques et les investisseurs locaux peuvent se mobiliser autour de dirigeants responsables pour tirer leur pays de l’enfer de la sujétion aux institutions internationales.

Les pays pauvres s’enfonceront davantage tant qu’ils ne prendront pas en main leur destin. Leur attachement aux institutions internationales, en l’occurrence la banque mondiale, le Fonds Monétaire internationale, l’Organisation mondiale de la santé, etc. ne leur garanti ni la croissance ni la stabilité, encore moins la prospérité aux noms desquelles leurs économies sont biberonnées.

Pour les maintenir sous leurs escarcelles, ces institutions internationales travaillent au quotidien à identifier de nouvelles crises qui imposent des investissements massifs, hors de portée du pays pauvre. Ainsi le damné sera obligé de s’adresser, une fois de plus, aux bailleurs de fonds et aux partenaires bilatéraux ou multilatéraux.

Les conflits armés, l’insécurité alimentaire, le changement climatique, les pandémies, risques et catastrophes naturelles, l’insuffisance des ressources propres, l’augmentation de la dette, la gestion de la dette, l’accès aux soins, l’inflation, les chocs financiers et la dépendance technologique s’inscrivent dans cette logique d’appauvrissement du pauvre et d’enrichissement du riche. Mais la plupart sont des créations entretenues.

Pour aider les pays pauvres à sortir du cycle de la pauvreté les institutions internationales ont mis en place des mécanismes de levée de fonds et de financements des économies pauvres. D’où viennent ces fonds levés ? Qui sont les donateurs ? Quelles en sont les contreparties? Quel est le mécanisme qui permet d’accorder des prêts aux États ? Comment ces prêts sont-ils gérés ? Comment et sur quelles bases sont-ils remboursés ? Autant de questions que l’endetté peut croire comprendre et maitriser les réponses.

Ainsi, un État va s’endetter auprès de la Banque Mondiale pour financer sa campagne contre la COVID-19. Ces énormes sommes seront payées aux bénéficiaires en termes de logistique, de ressources humaines d’accompagnement, de vaccins, de cache-nez, de solution hydro alcoolique, etc. Des produits de l’industrie occidentale. Tandis que les efforts des pays pauvres dans le cadre de la lutte contre cette pandémie sont taxés d’inefficaces et sommés d’être abandonnés. Avec la complicité de leurs politiques préoccupés par la stabilité de leurs pouvoirs que par le développement de leurs États.

Toutefois, des acteurs locaux ont pu se tailler, grâce à leur intransigeance et à leur témérité, une maigre part de marché dans ce commerce contre la mort. Ici et là, des solutions endogènes ont été inventées : lave-main, cache-nez, solution hydro alcoolique. De petites initiatives qui progressivement sont entrain de se transformer en entreprises. Contribuant ainsi non seulement à pallier au problème, mais aussi à répondre aux défis du chômage qui est l’un des casse-têtes pour les collectivités locales qui trainent à mettre sur pied des fonds de soutien à la création d’entreprise en vue de l’élargissement de la liste de leurs contribuables et de réduire le désœuvrement de la jeunesse.

Les États pauvres pouvaient bien lever des financements internes pour leur lutte contre la pandémie, ou pour développer leur tissu économique. Car dans la plus part des pays, les banques sont en surliquidité et pourraient devenir des partenaires de l’Etat dans la réalisation des objectifs de développement durable.

Augustin Roger MOMOKANA Photo prise sur LinkedIn (Mécanisation du travail au Cameroun).

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