La cohésion sociale et le dialogue intercommunautaire au menu d’un atelier réunissant société civile et leaders religieux et politiques.

Publié le 10 Oct 2022 par SINOTABLES

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A l’initiative du ministère de la Décentralisation et du développement local, en partenariat avec ONU Femme, les acteurs de la société civile, les leaders communautaires et religieux se sont retrouvés jeudi 6 octobre dans le cadre d’un atelier sur la cohésion sociale.

« Soutenir les autorités locales et les organisations communautaires dans la sensibilisation de la population sur la résolution pacifique des conflits et le dialogue communautaire » est le thème de cet atelier.

Co-animé par une SADOU Hermann BAKARI et ENDEZOUMOU Stéphanie, Chargés d’étude au ministère de la Décentralisation, et NANSEU Yannick Délégué départemental pour la Menoua dudit ministère, cet atelier a permis aux participants de mieux appréhender les facteurs aggravant des conflits, ainsi que les mesures qui permettent de les prévenir.

En deux groupes de travail, ces participants ont pu identifier des facteurs qui aggravent la fracture sociale. Parmi ceux-ci, des facteurs endogènes-qui dépendent de nous- et les facteurs exogènes-qui dépendent des dirigeants du Cameroun. Ainsi la corruption, l’intolérance, le favoritisme, le népotisme, la mal gouvernance, l’individualisme et l’égoïsme, l’injustice, le tribalisme, la stigmatisation, le système éducatif, l’ignorance et l’illettrisme ont été pointés du doigt.

Un autre groupe quant à lui a planché sur les éléments ou bonnes pratiques qui peuvent faciliter la cohésion sociale. Ici, on a parlé d’améliorer la gouvernance, d’avoir la crainte de Dieu, de la lutte contre la corruption, le tribalisme, le favoritisme, de l’humilité, de la mise sur pied d’une commission de médiation des conflits, de retirer le mot autochtone dans les lois camerounaises, de faciliter l’obtention des pièces d’identité et d’état civil aux Camerounais, etc.

Une fois leur exercice terminé et les copies remise à qui de droit, les participants attendent de voir l’État à l’œuvre en vue du rétablissement de la cohésion sociale entre les deux entités linguistiques du Cameroun : l’entité anglophone et l’entité francophone. Cela passe nécessaire par un véritable dialogue inclusif où se retrouvent autour de la tables tous les acteurs directement concernés, sans considération de idéologies politiques, et ainsi que les médiateurs neutres dont les leaders religieux et communautaires.

Mais les facilitateurs ont insisté sur le rôle et la redevabilité des élus locaux qui sont rassembleurs, des fédérateurs des énergies et des différentes sensibilités présentes sur leur territoire. Parce que la loi cadre de la décentralisation effective au Cameroun depuis décembre 2019 instaure la prise en compte permanente des organisations de la société civile et des organisations à base communautaire dans le processus d’élaboration des projets de développement comme dans celui du vote du budget.

Par ailleurs, afin d’aider les collectivités territoriales décentralisées à remplir leurs cahiers de charge, il est nécessaire que l’État veille à ce que les compétences transférées soient accompagnées des moyens pour effectivement agir sur le terrain. Faute de quoi la décentralisation ne serait qu’un leurre.

Augustin Roger MOMOKANA

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