Chronique de Tchakoute Ernest : « Je cherche Madame Marie, mon enseignante du Primaire au CEBEC de Nkongsamba. »

Publié le 30 Nov 2022 par SINOTABLES

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TCHAKOUTE Ernest est coach et formateur international en négoce. Il sillonne le monde pour former à ce métier très longtemps maintenu dans une opacité indescriptible. Nous allons vous proposer une série de chroniques rédigées par ses soins dans le but de réveiller les consciences africaines.

Nkongsamba le 28/11/2022

Je cherche Madame Marie mon enseignante du CM2 au CEBEC Centre de Nkongsamba. Depuis des jours, son numéro de téléphone ne passe pas.

Voici pourquoi j’encourage les parents à venir à nos formations sur le négoce avec les enfants. Car plus tôt, les enfants sont exposés à apprendre certains principes et clefs de la vie, plus vite, ils seront en avance sur leur époque.

C’est pourquoi les bonnes mœurs et certains secrets devront être enseignés à nos enfants, dès les bas âges, car leur intelligence économique et développement personnel en dépendent.

Me voici un papa en train chercher les traces de l’une de mes enseignantes du primaire, une femme qui m’a marqué par sa détermination à nous voir devenir de grands Hommes.

Elle fait partir des personnes qui ont contribués à me sortir de la misère à l’aisance financière. Elle fait partir des personnes qui ont contribué à ce qu’aujourd’hui, je puisse être dans des avions chaque mois en classe affaires, côtoyant les grands décideurs de nos pays.

Elle a contribué à ce qu’aujourd’hui, je puisse aller dans un hôtel 5 étoiles dormir dans la meilleure chambre sans m’inquiéter du prix.

Elle a contribué à ce que j’aille dans un restaurant huppé passer la commande du meilleur plat sans regarder le prix du repas sur la carte.

Je cherche Madame Marie dans le seul et unique but de lui dire merci ! Oui merci d’avoir été très dure et sans complaisance avec moi lorsque je venais à l’école sans avoir fait mes devoirs pensant naïvement lui faire du mal.

Je veux lui dire merci de n’avoir pas pris en considération mes caprices quand je pensais innocemment que j’allais à l’école pour elle.

Je voulais lui dire merci d’avoir contribué à faire de moi ce patron, ce chef d’entreprise qui aujourd’hui grâce à sa société, des parents (mes collaborateurs) donnent le sourire aux gens qu’ils aiment chaque fin de mois.

Je voulais lui dire merci de m’avoir appris la discipline, l’obéissance et l’humilité en me faisant puiser de l’eau et chercher du bois avec joie pour elle les vendredis soir. (À l’époque, elle habitait dans cette maison en image.)

Saviez-vous que merci est un mot que les enseignants ne reçoivent pas si souvent et que c’est un simple mot qui leur fait vraiment plaisir ?

Madame Marie, je voulais vous dire encore merci ! Car sans vous, sans cette volonté, ce cœur bienveillant et cette main que vous avez tendue au petit-enfant pauvre du Quartier 6 que j’étais, sans votre enseignement, rien de tout ce que je fais aujourd’hui ne serait possible.

Je vais paraphraser Albert Camus en disant, une fois de plus ce texte est une occasion pour vous dire merci pour ce que vous avez été, et êtes toujours pour moi, et pour vous assurer que vos efforts, votre travail et le cœur généreux que vous y mettiez sont toujours vivants chez l’un de vos petits écoliers qui, malgré l’âge, n’a pas cessé d’être votre reconnaissant élève.

Dites-lui qu’elle n’a rien à craindre, je ne vais pas lui demander de rembourser tout le macabo (taro) les patates, et les plantains que ma grande mère lui donnait pour me fouetter lorsque je ne faisais pas mes devoirs.

SVP si vous la connaissez dites-lui que son élève du CM2, TCHAKOUTE Ernest le petit-fils de « Mami Macabou » du Quartier 6 la cherche elle peut me joindre ici 00237658750434.

TCHAKOUTE Ernest

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