Etats-Unis : Trois personnes inculpées et jugées pour leurs financements de la crise anglophone au Cameroun.

Publié le 30 Nov 2022 par SINOTABLES

Spread the love

Les trois Américains d’origine camerounaise risquent jusqu’à 38 ans d’emprisonnement pour les trois chefs d’accusation cumulés qui pèsent contre eux.

Claude N. CHI, 40 ans, Francis CHENYI, 49 ans, LAH Nestor LANGMI, 46 ans sont inculpés par la justice américaine dans le cadre d’une enquête sur la crise armée dans les deux régions anglophones du Cameroun, le Nord-Ouest et le Sud-Ouest précisément.

Selon un communiqué du Département of Justice, trois chefs d’accusation pèsent contre ce trio d’Américains d’origine camerounaise : soutien matériel à la rébellion, enlèvement et libération contre rançons, et complot de blanchiment d’argent.

L’acte d’accusation a été descellé et rendu public par un grand jury fédéral le 18 novembre 2022 à Kansas City dans le Missouri, à la suite de leurs arrestations et de leurs premières comparutions devant le tribunal.

L’acte d’accusation justifie l’inculpation de Claude N. CHI, Francis CHENYI et LAH Nestor LANGMI par le fait que ces trois personnes ont occupé de hautes fonctions au sein d’une organisation séparatiste identifiée comme Forces de Restauration Ambazonnienne.

Outre les rançons collectées auprès des familles des victimes des groupes armés opérant sur le terrain, ces trois américains d’origine camerounaise ont collecté via des application mobiles et des plateformes de paiement en ligne des fonds nécessaires pour l’achat des équipements, d’armes et de matériels explosifs au profit de leurs protégés sur le terrain.

Ainsi, plus de 350 000 dollars US ont collectés grâce à des dons volontaires. Argent ensuite transférés dans divers comptes financiers et de crypto-monnaie contrôlés par les accusés via des intermédiaires aux combattants séparatistes pour soutenir les attaques au Cameroun.

Dans leur démarche, les séparatistes ont causé de nombreux morts et endeuillés plusieurs centaines de familles. Les enlèvements du cardinal Christian TUMI et du fon Sehm MBINGLO II leur est attribué.

S’ils sont reconnus coupables, Claude N. CHI, Francis CHENYI et LAH Nestor LANGMI encourent une peine maximale pouvant aller jusqu’à 15 ans de prison pour les charges de soutien matériel, jusqu’à trois ans de prison pour avoir reçu de l’argent d’une accusation de demande de rançon et jusqu’à 20 ans de prison pour le complot de blanchiment d’argent. Soit un total de 38 ans d’emprisonnement.

Pour rendre un jugement efficace, le Procureur général adjoint de la division de la sécurité nationale du ministère de la Justice, Matthew G. Olsen, le procureur américain pour le district ouest du Missouri, Teresa A. Moore, le directeur adjoint du FBI, Robert R. Wells, et l’agent spécial en charge du FBI Kansas City Field, Charles A. Dayoub. Ils ont émis le souhait de recevoir tous témoignages pouvant aider dans la procédure ouverte contre les mis en cause.

« Toute personne disposant d’informations liées à cette enquête est priée de contacter le FBI au 1-800-CALL-FBI ou de signaler un tuyau en ligne sur tips.fbi.gov. Vous pouvez rester anonyme en signalant un pourboire », ont-ils signé.

Pour mémoire, Claude N. CHI, 40 ans (résidant de Lee’s Summit dans le Missouri) ; Francis CHENYI, 49 ans, (résidant de St. Paul dans le Minnesota); et LAH Nestor LANGMI, 46 ans, (résidant de Buffalo, dans l’État de New York), qui sont tous des citoyens américains d’origine camerounaise.

Augustin Roger MOMOKANA
/ Photo China Daily

Ce contenu a été publié dans Actualité, International, avec pour mot(s)-clé(s) : Crise anglophone, États-Unis, Justice américaine, Indépendantistes, Cameroun. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien