Hommage : départ à la retraite bien mérité pour le professeur Kana Jean Claude.

Publié le 13 Déc 2022 par SINOTABLES

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« Notre papa est un homme fort et déterminé. Et nous sommes convaincus que la retraite ne l’affaiblira pas. »

Plus qu’une cérémonie de départ à la retraite, il s’est agi d’une cérémonie d’hommage et de célébration des valeurs humaines incarnées par un époux, un père, un collègue, un ami. De mémoire de journaliste, 90 pour cent de fonctionnaires vont à la retraite sous la pointe des pieds, parce qu’ils la considèrent comme le grand inconnu.

KANA Jean Claude s’est inscrit en faux contre cette mauvaise habitude. Il considère son départ à la retraite comme une opportunité qui lui est enfin offerte de se reposer, de se consacrer à soi-même et lécher paisiblement la vie en passant en revue ses exploits passés ; en scrutant les prouesses professionnelles des milliers d’enfants moulés au cours de sa longue et riche carrière d’enseignant.

Ce professeur des Lycées d’enseignement technique, et Inspecteur régional d’informatique à la délégation régionale des Enseignements secondaires de l’Ouest, a réuni les siens samedi 3 décembre à une grande cérémonie organisée en sa résidence à Tchuéza, groupement Baleveng, arrondissement de Nkong-Ni, dans le département de la Menoua.

En trois temps forts : les allocutions, la collation et la soirée de gala, tout a été dit et entendu pour que l’on retienne que la retraite ne devrait plus être considérée comme une sanction, mais comme une récompense méritée.

Ainsi et de manière générale, ceux des fonctionnaires qui redoutent de la retraite n’ont aucune chance de lui survivre. Soit parce qu’ils ne s’étaient préparés à confronter cette nouvelle vie, soit parce qu’ils le considèrent comme une étape invivable de leur vie. Erreur car, chaque fonctionnaire qui prend sa retraite doit être fier de céder sa place à un autre qui va poursuivre la lourde tâche qu’il a commencée.

« Notre papa est un grand homme qui aime tout le monde comme lui-même. Nous sommes heureux de l’avoir comme père et nous le changerions pour rien au monde. Papa a aidé de nombreuses personnes à réaliser leurs rêves. Grâce à son travail et sa détermination, il a le mérite de l’avoir fait non seulement pour nous, mais aussi pour tous ses étudiants qui sont aujourd’hui pour la plupart des adultes accomplis», ont tenu à souligner les enfants du jeune retraité.

Les collègues de KANA Jean Claude sont admiratifs. Ils ont appris à cette occasion que leur collègue a été un élève brillant, qu’il aurait pu faire carrière sportive aussi bien dans le basketball comme le handball. Raison pour laquelle ils comprennent qu’un enseignant formé en comptabilité enseignant plutôt l’informatique.

Pour les anciens collègues, « C’est un grand-frère parce que nous sommes encore en fonction. (…) Monsieur KANA Jean Claude est sorti de l’école comme comptable, mais il s’est formé et perfectionné au point d’enseigner l’informatique. Ainsi Monsieur KANA enseigne dans plusieurs universités, notamment à l’IUT Fotso de Bandjoun, à Martin Luther King à Bafoussam, et à Institut supérieur Nanfah.»

Invité à passer un message à son époux, maman Nicole ne s’est pas embarrassé pour l’accabler de fleurs. D’ailleurs, elle lui doit son épanouissement professionnel :

«Il est plein de conseils. Il est pétri d’expérience. Il n’est pas de mon domaine, mais il me soutient et il m’encourage. Si je suis aujourd’hui Délégué, c’est grâce à son soutien. Il a toujours voulu que je sois épanouie professionnellement. Par ailleurs, son métier ne lui a pas empêché d’accomplir son devoir de mari et de père. Malgré ses multiples occupations il trouve du temps pour sa famille. »

Chez papa Nestor, les petits-frères et petites sœurs ne voilent pas leur joie d’avoir KANA Jean Claude comme aîné. A raison car il n’est pas cet ainé qui n’inspire pas, qui ne tire pas ses cadets vers le haut. L’ingénieur AZANGUE Martin explique :

« Wamba Sa’ah Ngong, la nature a bien voulu que tu sois l’aîné de la famille de Papa Nestor. Et en tant que tel tu as bien rempli tes devoirs vis-à-vis de tes cadets que nous sommes et nous t’en remercions. Nous avons bénéficié en tout temps de tes conseils et de tes soutiens multiformes. Tu as même embrassé la vie active très tôt, alors que tu étais encore sur les bancs. Tu as embrassé une activité génératrice de revenus pendant les grandes vacances et c’est le résultat de cette activité qui nous permettait de préparer nos trousses à chaque rentrée scolaire. »

Wamba Sa’ah Ngong, du titre de notabilité à lui attribué par le chef du village Banza, se souviendra longtemps de Son « Send Off » qui lui donné l’occasion de rendre hommage à ses défunts parents, à sa famille et à ses amis, sans oublier l’État du Cameroun qui lui a permis de lui servir.

Augustin Roger MOMOKANA

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